Tu te souviens de cette moto mythique qui a marqué toute une génération de motards ? Celle qui te permettait d’enchaîner les chemins forestiers le week-end et de rouler sur route en semaine ? La Yamaha 125 DT est bien plus qu’une simple moto : c’est une véritable légende du trail qui a traversé 34 ans d’histoire, de 1974 à 2008.
Que tu sois un nostalgique de la première génération DT 125A des années 70, un fan de la mythique « bombe à eau » DT LC des années 80, ou que tu cherches simplement une 125 DT d’occasion fiable pour débuter, ce guide complet est fait pour toi.
Dans cet article ultra-détaillé, tu vas découvrir l’histoire complète de la Yamaha 125 DT, ses différentes versions, leurs caractéristiques techniques, comment elle se compare face à ses concurrentes, et surtout comment bien choisir et acheter ta DT en 2025. Que tu sois collectionneur, amateur de vintage ou simplement à la recherche d’un bon trail polyvalent, tu trouveras toutes les réponses ici.
⚡ En Bref : La Yamaha 125 DT
Période de production
1974 – 2008
34 ans de légende
Des millions d’exemplaires vendus
Moteur
2-temps monocylindre
123-124 cm³
10 à 21 ch selon version
Système YPVS (dès 1984)
Prix d’occasion 2025
Vintage (74-87) : 1200-4500€
DTR (88-99) : 1200-3500€
Moderne (00-07) : 1800-4500€
Performances
Vitesse max : 110-140 km/h
Conso : 3-4,5 L/100 km
Poids : 98-117 kg
Points forts
Fiabilité légendaire
Polyvalence route/TT
Pièces disponibles
Facile à entretenir
Pour qui ?
Débutants (permis A1)
Amateurs de trails
Collectionneurs vintage
Budget limité
💡 Notre recommandation : La DT 125 RE (2000-2007) offre le meilleur rapport qualité/prix avec un budget de 2500-3200€ pour un modèle en bon état.
L’Histoire de la Yamaha 125 DT : 34 Ans de Légende
Les Origines (1974-1976) : De l’AT-1 à la DT 125A
Tout commence en 1968 avec la révolution Yamaha dans le monde de l’enduro. À cette époque, le constructeur japonais lance la légendaire DT-1 250, une moto qui va littéralement créer le concept d’enduro routier. Le succès est immédiat et Yamaha comprend vite qu’il y a un marché énorme pour une version plus accessible.
En 1974, Yamaha frappe un grand coup avec la DT 125A, le petit frère de la DT-1. Cette première génération de Yamaha 125 DT arrive sur le marché avec une promesse simple : offrir les sensations d’un vrai trail tout en restant homologué pour la route. Et ça fonctionne ! Avec son look d’enduro authentique, son garde-boue avant relevé, son guidon bracé et ses pneus mixtes, la DT 125 séduit immédiatement les jeunes motards.
Le moteur ? Un monocylindre 2-temps de 123 cm³ refroidi par air, développant environ 15 chevaux. Pas de quoi affoler les compteurs, mais largement suffisant pour s’amuser sur les chemins et suivre le trafic en ville. Le système Autolube de Yamaha libère le pilote du mélange huile-essence : l’injection se fait automatiquement selon le régime moteur. Pratique !
Le cadre en acier berceau, les suspensions conventionnelles (fourche télescopique à l’avant et double amortisseur à l’arrière), et les freins à tambour avant/arrière caractérisent cette première génération. Simple, efficace, increvable. C’est le début d’une grande histoire.
La Révolution Monocross : DT 125 MX (1977-1981)
1977 marque un tournant majeur dans l’histoire de la Yamaha 125 DT. Yamaha débarque avec la DT 125 MX, et c’est une petite révolution ! Le suffixe « MX » n’est pas là par hasard : il s’inspire directement des motos de motocross YZ de la marque.
La grande nouveauté ? Le système Monocross ! Yamaha abandonne les doubles amortisseurs arrière pour un mono-amortisseur central, une vraie innovation à l’époque. Ce long amortisseur DeCarbon hydraulique est placé sous le réservoir et connecté à un bras oscillant cantilever. Résultat : 10 pouces de débattement, une bien meilleure absorption des chocs et un comportement nettement plus joueur en tout-terrain.
Visuellement, c’est le coup de foudre. Avec ses roues de 21 pouces à l’avant et 18 pouces à l’arrière, ses jantes à rayons Takasago, et son look agressif inspiré de la compétition, la DT 125 MX fait rêver toute une génération. Le moteur évolue légèrement avec des ailettes radiales sur la culasse pour un meilleur refroidissement, et développe toujours environ 10 à 15 chevaux selon les versions et marchés.
L’allumage CDI (Capacitor Discharge Ignition) fait son apparition sur certaines versions, éliminant les rupteurs et offrant une étincelle plus franche. Le carburateur Mikuni de 24 mm avec clapet équipe le moteur, et la boîte 6 vitesses permet d’exploiter pleinement les qualités du bicylindre. Sur route, la DT 125 MX plafonne aux alentours de 95-100 km/h, mais c’est vraiment en tout-terrain qu’elle donne le meilleur d’elle-même.
Cette génération MX va marquer les esprits jusqu’en 1981, année où les États-Unis voient partir le dernier modèle, la DT 125H. En Europe, la production continue et prépare déjà la prochaine révolution…
La « Bombe à Eau » : DT 125 LC (1982-1987)
En 1982, Yamaha annonce plusieurs mois avant sa sortie l’arrivée de ce qui deviendra une légende : la DT 125 LC, surnommée « la bombe à eau ». Les initiales « LC » signifient « Liquid Cooling » (refroidissement liquide), et c’est effectivement une révolution pour une 125 trail !
Par rapport à la DT 125 MX, la LC gagne en hauteur et en prestations. Le refroidissement liquide permet de pousser les performances sans risquer la surchauffe. Le moteur 2-temps monocylindre est toujours alimenté par le système Autolube, mais il est désormais capable de développer entre 13 et 16,5 chevaux selon les versions (bridées ou non).
Les premiers modèles de 1982 sont équipés d’un compteur avec thermomètre d’eau et fonctionnent en 6 volts pendant 6 mois, avant de passer au 12 volts. En 1983, Yamaha ajoute un compte-tours, un vrai plus pour exploiter au mieux la plage d’utilisation du 2-temps.
L’année 1984 marque une nouvelle évolution majeure : la DT LC reçoit un frein à disque à l’avant (enfin !) et surtout le fameux système de valve YPVS (Yamaha Power Valve System). Cette valve d’échappement pilotée électroniquement optimise le remplissage du cylindre à tous les régimes, offrant à la fois du couple à bas régime et de la puissance en haut. C’est un vrai game-changer !
Côté performances, la DT 125 LC bridée à 13 chevaux (permis A1) offre déjà de belles sensations, mais en version débridée à 16,5 chevaux, elle peut atteindre les 140 km/h ! Une vraie fusée pour l’époque. Elle devient même capable de performances sportives inattendues : un pilote amateur terminera le Dakar 1985 à la 40ème place au guidon de sa DT 125 LC !
Vendue trois fois moins que sa grande sœur la DTMX 250, la DT 125 LC marquera pourtant tous les esprits et donnera envie à ses pilotes de passer le permis gros cube pour monter en gamme chez Yamaha, notamment vers la XT 600.
L’Ère Moderne : DTR 125 (1988-2007)
En 1988, Yamaha lance une nouvelle page de l’histoire avec la DTR 125 (le « R » signifiant « Racing »). Cette version modernisée va devenir LA référence des trails 125 pendant près de 20 ans ! La DTR reprend les acquis de la DT LC en les améliorant significativement.
Les premières DTR (1988-1992) conservent le moteur 2-temps refroidi par liquide avec le précieux système YPVS. La puissance annoncée est de 14 chevaux à 7 000 tr/min pour les versions homologuées A1, mais les versions non bridées peuvent atteindre 21 chevaux selon certaines sources. Le cadre semi-double berceau en acier évolue, les suspensions s’affinent avec une fourche télescopique de 41 mm offrant 170 mm de débattement et un mono-amortisseur arrière de 200 mm.
De 1993 à 2003, la DTR 125 connaît plusieurs restylages mais garde sa recette gagnante. Le freinage s’améliore avec un disque de 230 mm à l’avant et 220 mm à l’arrière (selon les versions). Le look devient plus agressif, plus moderne, tout en conservant cette identité trail qui fait le charme de la DT.
À partir de 2004, Yamaha diversifie l’offre avec deux variantes distinctes :
- La DT 125 RE (Enduro) : la version trail pure avec ses grandes roues à rayons, ses pneus tout-terrain et son look baroudeur
- La DT 125 X (Supermotard) : version plus routière avec des jantes de 17 pouces, pneus route et look urbain agressif
Ces deux versions partagent le même moteur et la même base technique, seules les roues, les pneus et quelques détails esthétiques changent. D’ailleurs, sur les cartes grises des DTX, il est souvent indiqué « DTRE », preuve que c’est bien la même moto !
La production européenne de la Yamaha 125 DT prendra fin en 2007-2008, marquant la fin d’une ère. Les normes antipollution de plus en plus strictes auront raison du vieux 2-temps, même si la DT continue d’être vendue dans certains marchés où les normes sont moins contraignantes.
Aujourd’hui encore, la DTR 125 reste une valeur sûre sur le marché de l’occasion, plébiscitée pour sa fiabilité légendaire, sa polyvalence et son caractère joueur.
Caractéristiques Techniques des Différentes Versions
![Yamaha 125 DT : Guide Complet & Histoire [1974-2008] Yamaha 125 DT](https://www.moto125cc.fr/wp-content/uploads/2025/11/34976627650_e9433865a1_b.jpg)
Fiche Technique Comparative
Voici un tableau récapitulatif des principales caractéristiques des différentes générations de Yamaha 125 DT. Attention, certaines données peuvent varier selon les marchés et les années :
| Caractéristique | DT 125 (1974-76) | DT 125 MX (1977-81) | DT 125 LC (1982-87) | DTR 125 (1988-2007) |
|---|---|---|---|---|
| Type moteur | 2-temps mono refroidi par air | 2-temps mono refroidi par air | 2-temps mono refroidi par liquide | 2-temps mono refroidi par liquide |
| Cylindrée | 123 cm³ | 123 cm³ | 123 cm³ | 124 cm³ |
| Puissance | 15 ch | 10-15 ch @ 7000 rpm | 13-16,5 ch @ 7500 rpm | 14-21 ch @ 7000 rpm |
| Alimentation | Carbu Mikuni + Autolube | Carbu Mikuni 24mm + Autolube | Carbu Mikuni + Autolube | Carbu Mikuni + Autolube |
| Valve d’échappement | Non | Non | YPVS (à partir de 1984) | YPVS |
| Transmission | 6 vitesses | 6 vitesses | 6 vitesses | 6 vitesses |
| Suspension avant | Fourche télescopique | Fourche télescopique 31mm | Fourche télescopique | Fourche télescopique 41mm (170mm) |
| Suspension arrière | Double amortisseur | Monocross | Monocross | Monocross (200mm) |
| Freins avant/arrière | Tambour / Tambour | Tambour / Tambour | Disque (1984) / Tambour puis Disque | Disque 230mm / Disque 220mm |
| Poids à sec | ~98 kg | ~98 kg | ~100 kg | ~117 kg |
| Réservoir | 9,5 litres | ~7 litres | 9,5 litres | 11 litres |
| Vitesse max (approx.) | ~90 km/h | 95-100 km/h | 130-140 km/h | 115-120 km/h |
Le Moteur 2-Temps : Force et Caractère
Le cœur de la Yamaha 125 DT, c’est bien sûr son moteur 2-temps monocylindre. Ce type de motorisation a fait la réputation de la marque pendant des décennies, et pour cause : il offre un rapport poids/puissance exceptionnel et un caractère bien trempé.
L’architecture du moteur
Le bloc Yamaha de 123-124 cm³ utilise une architecture simple mais efficace. L’alésage de 56 mm et la course de 50 mm (légèrement sur-carré) favorisent les montées en régime. Le système de distribution par clapets améliore le remplissage du cylindre à tous les régimes, contrairement aux anciens systèmes à lumières simples.
Le système Autolube est un vrai plus au quotidien. Fini le mélange huile/essence à faire soi-même ! Le réservoir d’huile séparé (environ 1 litre) alimente automatiquement le moteur en fonction du régime et de la charge. Un voyant s’allume sur le tableau de bord quand le niveau devient faible. Le système dose intelligemment l’huile : moins à bas régime pour éviter l’encrassement, plus quand tu tires dans les tours pour assurer la lubrification.
L’évolution du refroidissement
Les premières générations (1974-1981) utilisent un refroidissement par air avec des ailettes sur le cylindre et la culasse. Simple, léger, mais limité en performances soutenues. À partir de 1982, le refroidissement liquide change la donne : plus de régularité thermique, possibilité de pousser plus fort sans risquer la surchauffe, et des performances accrues.
Le système YPVS : la valve magique
Apparu en 1984 sur la DT 125 LC, le YPVS (Yamaha Power Valve System) est une véritable révolution. Cette valve d’échappement pilotée par un servo-moteur électrique modifie la hauteur de la lumière d’échappement en fonction du régime. Résultat : du couple utilisable dès 3000 tr/min ET de la puissance en haut du compte-tours. C’est le meilleur des deux mondes ! Sans cette valve, un 2-temps doit choisir entre performance en bas ou en haut. Avec le YPVS, tu as les deux.
Les performances
Selon les versions et les bridages, la Yamaha 125 DT développe entre 10 et 21 chevaux. Les versions A1 bridées à 13-15 chevaux restent accessibles dès 16 ans (selon les époques et réglementations), tandis que les versions full power nécessitent le permis A2 ou A.
La consommation reste raisonnable pour un 2-temps : environ 3 à 4 litres aux 100 km en utilisation mixte, un peu plus si tu tires constamment dans les tours. L’autonomie avec un réservoir de 9 à 11 litres te permet de faire entre 200 et 300 km entre deux pleins.
Partie Cycle : L’Évolution des Suspensions
![Yamaha 125 DT : Guide Complet & Histoire [1974-2008] 34520857164 42c67fbae4 b](https://www.moto125cc.fr/wp-content/uploads/2025/11/34520857164_42c67fbae4_b.jpg)
La partie cycle de la Yamaha 125 DT a constamment évolué pour améliorer le comportement routier et tout-terrain.
Les suspensions : du classique au Monocross
Les premières DT 125 (1974-1976) utilisent un système conventionnel : fourche télescopique à l’avant et doubles amortisseurs à l’arrière. Efficace mais limité en débattement et confort.
La vraie révolution arrive en 1977 avec le système Monocross sur la DT 125 MX. Ce mono-amortisseur central, inspiré directement des motos de compétition YZ, offre plusieurs avantages :
- Plus de débattement (jusqu’à 200 mm sur les versions modernes)
- Meilleure absorption des chocs grâce à un amortisseur plus long
- Moins de masse non suspendue
- Réglages plus fins possibles
La fourche avant évolue aussi au fil des générations, passant de 31 mm de diamètre sur les premières MX à 41 mm sur les DTR modernes, avec un débattement de 170 mm. Certains utilisateurs trouvent la fourche d’origine un peu molle, surtout en usage intensif tout-terrain, mais elle reste un bon compromis pour un usage mixte.
Le freinage : la grande évolution
C’est probablement le point qui a le plus évolué au fil des années :
- 1974-1983 : Freins à tambour avant et arrière. Efficaces à l’époque mais vite dépassés, surtout sous la pluie.
- 1984 : Arrivée du frein à disque à l’avant sur la DT LC. Enfin ! Le freinage devient vraiment efficace.
- Années 90-2000 : Disques avant et arrière sur les DTR. Disque de 230 mm à l’avant avec étrier double piston, 220 mm à l’arrière. Le freinage devient un vrai point fort.
Le cadre et la géométrie
Le cadre en acier semi-double berceau reste la norme sur toutes les générations. Robuste, facile à réparer en cas de chute, et suffisamment rigide pour l’usage prévu. La hauteur de selle varie entre 830 mm (premières versions) et 850-870 mm (DTR modernes), ce qui reste accessible pour la plupart des gabarits.
La garde au sol généreuse (260 mm minimum) permet de passer partout en tout-terrain, et l’angle de chasse de 27-30° selon les versions offre un bon compromis entre stabilité et maniabilité.
Yamaha DT 125 vs La Concurrence
La Yamaha 125 DT n’a jamais été seule sur le marché des trails 125. Voyons comment elle se positionne face à ses principales rivales.
Honda CRM 125 : Le Rival Japonais
La Honda CRM 125 (1989-1999) est probablement la concurrente la plus directe de la DTR. Voici les principales différences :
Points communs :
- Moteur 2-temps monocylindre refroidi par liquide
- Puissance similaire (14-15 ch en version bridée)
- Partie cycle de qualité avec monocross
- Fiabilité légendaire japonaise
Avantages de la CRM :
- Ligne plus agressive, plus « racing »
- Moteur réputé légèrement plus pêchu en haut
- Finitions parfois jugées supérieures
Avantages de la DT :
- Plus polyvalente route/chemin
- Confort supérieur sur long trajet
- Réseau Yamaha plus développé pour les pièces
- Prix d’occasion généralement plus abordable
Le verdict : La CRM est un excellent choix pour une utilisation plus sportive, mais la DT reste plus polyvalente et accessible. Sur le marché de l’occasion, la DT est aussi beaucoup plus répandue.
Suzuki DR 125 : L’Alternative Fiable
La Suzuki DR 125 est un trail plus orienté simplicité et fiabilité extrême.
Avantages de la DR 125 :
- Réputée increvable
- Consommation encore plus faible
- Entretien simple et économique
- Prix d’occasion très doux
Avantages de la DT :
- Plus de performances
- Look plus moderne et agressif
- Suspensions plus évoluées
- Plus valorisante à l’usage
Le verdict : La DR 125 est parfaite pour un usage utilitaire ou pour débuter, mais la DT offre plus de sensations et de polyvalence.
Kawasaki KMX 125 : Le Challenger Agressif
La Kawasaki KMX 125 (1986-2003) est le trail le plus radical des trois grandes marques japonaises.
Avantages de la KMX :
- Moteur nerveux et performant
- Look très agressif, très « enduro »
- Légère et maniable
- Débattements suspensions généreux
Avantages de la DT :
- Plus confortable pour un usage quotidien
- Fiabilité supérieure sur le long terme
- Meilleure disponibilité des pièces
- Position de conduite moins extrême
Le verdict : La KMX est le choix du pilote sportif qui privilégie le tout-terrain, la DT celui du motard qui veut une vraie polyvalence.
Tableau Comparatif
| Critère | Yamaha DT 125 | Honda CRM 125 | Suzuki DR 125 | Kawasaki KMX 125 |
|---|---|---|---|---|
| Puissance | 14-15 ch | 14-15 ch | 10-12 ch | 15-17 ch |
| Poids | 117 kg | 108 kg | 105 kg | 109 kg |
| Polyvalence route/TT | ⭐⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐ |
| Fiabilité | ⭐⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐ |
| Confort | ⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐ |
| Disponibilité pièces | ⭐⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐ |
| Prix occasion (2025) | 1500-3500€ | 1800-3800€ | 1000-2500€ | 1500-3200€ |
Notre conclusion : La Yamaha 125 DT reste le meilleur compromis global. Elle n’est peut-être pas la meilleure dans une catégorie précise, mais elle excelle partout : fiabilité, polyvalence, disponibilité des pièces, confort et performances. C’est ça qui en fait une légende !
Quelle Version de Yamaha 125 DT Choisir en 2025 ?
![Yamaha 125 DT : Guide Complet & Histoire [1974-2008] 34520858724 bd2aa4c60c b](https://www.moto125cc.fr/wp-content/uploads/2025/11/34520858724_bd2aa4c60c_b.jpg)
Face à 34 ans de production et des dizaines de versions différentes, tu te demandes sûrement : quelle Yamaha 125 DT acheter ? Voici notre guide selon ton profil et ton budget.
Pour Débuter : Les Modèles Années 90-2000
Si tu cherches ta première 125 trail ou que tu as un budget limité, les DTR 125 des années 1995-2005 sont un excellent choix.
Pourquoi cette période ?
- Prix abordables : entre 1500 et 2500€ selon l’état
- Pièces détachées encore très disponibles
- Technologie moderne (YPVS, freins à disque, refroidissement liquide)
- Fiabilité éprouvée
- Performances correctes (14-15 ch en version A1)
Les modèles à privilégier :
- DTR 125 (1995-2003) : le classique indémodable
- DT 125 RE (2004-2007) : la dernière génération, plus moderne
Ces motos ont entre 18 et 30 ans, mais avec un entretien correct, elles peuvent encore rouler des milliers de kilomètres. Vérifie bien l’historique d’entretien et l’état général. À ce niveau de kilométrage (souvent 20 000 à 40 000 km), une révision moteur peut être nécessaire.
Budget total à prévoir :
- Achat : 1500-2500€
- Révision complète : 300-500€
- Assurance jeune conducteur : 400-800€/an
- Total première année : 2200-3800€
Pour Collectionner : Les Vintages (1974-1987)
Tu es nostalgique ou collectionneur ? Les anciennes générations ont un charme fou !
DT 125 / DT 125 MX (1974-1981) Ces machines sont de véritables pièces de collection. Leur look années 70, leur simplicité mécanique et leur rareté en font des objets de désir. Compte entre 2000€ pour une moto à restaurer et 5000€+ pour un exemplaire en état concours.
Points d’attention :
- Trouver les pièces peut être compliqué (ampoules 6 volts, clés de contact…)
- Performances modestes (10-15 ch, 90-100 km/h max)
- Pas d’électronique, tout est mécanique (un plus pour certains !)
- Freins à tambour peu efficaces
DT 125 LC (1982-1987) La « bombe à eau » est un excellent compromis entre vintage et performances. Plus moderne que les premières DT, elle offre de vraies sensations avec son refroidissement liquide et son YPVS (à partir de 1984).
Prix du marché : 1800-4000€ selon l’état et le millésime. Les modèles avec YPVS sont plus recherchés et donc plus chers.
L’avantage collection : Ces motos prennent de la valeur ! Un exemplaire bien entretenu acheté aujourd’hui vaudra probablement plus dans 5-10 ans.
Le Meilleur Compromis : DTR 125 RE (2000-2007)
Si on devait choisir LA meilleure version pour un usage régulier en 2025, ce serait sans hésiter la DT 125 RE de la dernière génération (2000-2007).
Pourquoi c’est le meilleur choix ?
✅ Technologie mature : Yamaha a eu 30 ans pour perfectionner la recette. Tout est au point.
✅ Pièces disponibles : La production récente garantit la disponibilité des pièces pour encore 10-20 ans minimum.
✅ Performances optimales : Le moteur YPVS bien réglé offre 15 ch utilisables et un vrai caractère 2-temps.
✅ Freinage moderne : Doubles disques, efficaces et endurants.
✅ Confort amélioré : Selle confortable, suspensions bien calibrées, position de conduite idéale.
✅ Look intemporel : Le design reste actuel, pas de plastiques datés.
Combien ça coûte ?
Le marché de la DT 125 RE en 2025 :
- État correct (25 000-40 000 km) : 1800-2500€
- Bon état (15 000-25 000 km) : 2500-3200€
- Très bon état (moins de 15 000 km) : 3200-4000€
- État collection (moins de 5000 km) : 4000-5500€
Notre conseil : Vise un modèle entre 2003 et 2006 avec 15 000 à 25 000 km au compteur. C’est le meilleur rapport qualité/prix. Budget à prévoir : environ 2800€ pour la moto + 300€ de révision.
Acheter une Yamaha 125 DT d’Occasion : Le Guide Complet
Tu as décidé de craquer pour une Yamaha 125 DT ? Excellent choix ! Maintenant, passons aux choses sérieuses : comment bien l’acheter sans te faire avoir.
Prix et Cote Actuelle
Le marché de la Yamaha 125 DT d’occasion est très actif en 2025. Voici les fourchettes de prix constatées sur les principales plateformes (Leboncoin, La Centrale, AutoScout24) :
DT 125 / DT 125 MX (1974-1981) – Vintage
- À restaurer : 800-1500€
- État roulant : 1800-2800€
- Restaurée/collection : 3500-5500€
DT 125 LC (1982-1987) – « Bombe à eau »
- État moyen : 1200-2000€
- Bon état : 2000-3200€
- Excellent état : 3200-4500€
DTR 125 (1988-1999)
- État correct : 1200-2000€
- Bon état : 1800-2800€
- Très bon état : 2500-3500€
DT 125 RE / DT 125 X (2000-2007)
- État correct : 1800-2500€
- Bon état : 2500-3500€
- Très bon état : 3200-4500€
- État collection : 4500-6000€
Facteurs qui font varier le prix :
- Le kilométrage (en dessous de 15 000 km = prime significative)
- L’entretien suivi (avec factures)
- L’état des plastiques et de la peinture
- La présence du carnet d’entretien
- Les modifications/préparations
- La région (plus cher en Île-de-France)
- La saison (20-30% plus cher au printemps/été)
Notre conseil : Ne te précipite pas ! Une DT 125 à 1500€ qui cache des vices coûtera plus cher qu’une à 2500€ en bon état. Privilégie toujours un exemplaire bien entretenu, même si ça coûte 500€ de plus.
Les Points de Vigilance à l’Achat
Voici les points essentiels à vérifier avant de sortir ton chéquier. Cette checklist peut te faire économiser des centaines, voire des milliers d’euros !
🔍 Le moteur 2-temps : zone critique
Le moteur est LE point faible d’une DT d’occasion. Un 2-temps négligé peut te coûter très cher en réfection.
Démarrage à froid :
- La moto doit démarrer en 2-3 coups de kick maximum (à froid avec le starter)
- Un démarrage difficile = problème de compression ou de carburation
- Écoute le bruit : pas de claquements anormaux au ralenti
Compression :
- Demande à faire un test de compression (idéal : 8-10 bars minimum)
- Sans testeur, le kick doit résister fortement quand tu le pousse lentement
- Une compression faible = segments ou cylindre usé = 400-800€ de réfection
Fumée à l’échappement :
- Fumée blanche/bleue au démarrage = normal sur un 2-temps
- Fumée excessive même chaud = consommation d’huile anormale
- Fumée noire = carburation trop riche, réglage nécessaire
Carburation :
- Le moteur doit tourner rond au ralenti (environ 1500 tr/min)
- Pas de trou à l’accélération
- Pas de sur-régime intempestif
- Une carburation déréglée se corrige facilement, mais cache parfois d’autres problèmes
Le système YPVS (sur LC et DTR) :
- Demande à voir la valve fonctionner (moteur coupé, contact mis)
- Elle doit s’ouvrir et se fermer sans à-coups
- Un YPVS grippé coûte 150-300€ à remplacer
🔧 La partie cycle
Le cadre :
- Vérifie les soudures du cadre (pas de fissures)
- Regarde sous le bras oscillant (zone sensible aux chocs)
- Inspecte les fixations moteur
- Une moto tombée souvent = cadre potentiellement tordu
Les suspensions :
- La fourche ne doit pas fuir (joints spy)
- Pas de jeu dans les plongeurs
- Le mono-amortisseur doit être ferme (pas complètement mou)
- Des suspensions mortes = 200-400€ de révision
Les freins :
- Disques : pas de voile ni de rainure profonde
- Plaquettes : minimum 3mm d’épaisseur
- Étriers : pas de grippage, purge récente
- Le freinage doit être franc et progressif
La transmission :
- Chaîne : pas trop tendue, ni trop lâche, bien graissée
- Couronne/pignon : dents pas trop usées (en « requin » = à changer)
- Pas de point dur en faisant tourner la roue arrière
- Kit chaîne neuf = 80-120€
🔌 L’électricité et l’électronique
Tableau de bord :
- Tous les voyants fonctionnent
- Compteur kilométrique qui tourne
- Compte-tours (si présent) opérationnel
- Sur les vieilles DT, vérifier l’éclairage 6V
Allumage :
- CDI : pas de problème de démarrage par temps humide
- Bobine HT et bougie en bon état
- Faisceau électrique sans bricolages douteux
Éclairage :
- Phare, feux, clignotants : tout doit fonctionner
- Klaxon opérationnel (contrôle technique)
⚙️ Les plastiques et carénages
Les plastiques sont chers neufs (300-500€ le kit complet) !
- Pas de fissures importantes
- Fixations en bon état
- Couleur pas trop délavée
- Sur les vintages, les plastiques d’origine en bon état = valeur ajoutée
📋 Les papiers
Carte grise :
- Au nom du vendeur (ou procuration datée de moins de 15 jours)
- Pas de gage ou opposition
- Nombre de propriétaires (moins de 3-4 = mieux)
Carnet d’entretien et factures :
- Un carnet suivi = gage de sérieux
- Les grosses factures (distribution, embrayage, etc.)
- Preuve des révisions annuelles
Contrôle technique :
- Obligatoire depuis 2024 pour les motos de plus de 5 ans
- Valide moins de 6 mois = idéal
- Vérifie qu’il n’y a pas de contre-visite en attente
🎯 L’essai routier : indispensable !
Ne JAMAIS acheter sans essai, même si le vendeur te dit « elle roule nickel ».
En ville :
- Embrayage progressif, pas de patinage
- Boîte qui passe bien tous les rapports
- Pas de vibrations anormales
- Tenue de route stable
Sur route :
- Monte jusqu’à 80-100 km/h (selon la version)
- Le moteur doit tirer franc sans trous
- Pas de surchauffe (surveille la température)
- Freinage efficace à haute vitesse
Petite astuce de pro : Après l’essai, regarde sous la moto. S’il y a une belle flaque d’huile = fuite quelque part !
Disponibilité des Pièces Détachées
Une question cruciale avant d’acheter une Yamaha 125 DT : est-ce que je trouverai des pièces facilement ? Bonne nouvelle : oui, même pour les modèles anciens !
Pièces d’origine Yamaha
Yamaha continue de produire des pièces pour les modèles jusqu’aux années 90. Pour les DTR 125 (1988-2007), tu trouveras encore 80% des pièces en catalogue officiel Yamaha. Pour les modèles plus anciens (DT LC, DT MX), c’est plus compliqué mais pas impossible.
Où trouver les pièces d’origine ?
- Concessionnaires Yamaha (un peu cher mais sûr)
- Yamaha Parts Europe en ligne
- Délai : 2-7 jours pour les pièces en stock
- Prix : comptez 20-40% plus cher que l’adaptable
Pièces adaptables : la solution économique
Le marché de l’adaptable est énorme pour la DT 125. Des marques comme Teknix, Doppler, Stage6, ou Polini proposent des pièces de qualité correcte à prix réduit.
Pièces d’usure courantes (prix indicatifs 2025) :
- Plaquettes de frein : 15-30€ la paire (adaptable) / 40-60€ (origine)
- Kit chaîne complet : 80-120€ (adaptable) / 150-200€ (origine)
- Bougie : 5-8€
- Filtre à air : 15-25€
- Joints spy de fourche : 20-35€ la paire
- Pneus (la paire) : 100-180€ selon marque
- Kit embrayage complet : 80-150€
Pièces moteur (plus cher) :
- Kit cylindre-piston : 150-400€ selon qualité
- Vilebrequin : 180-350€
- Carburateur (neuf) : 80-150€
- Carburateur (occasion) : 40-80€
- Pot d’échappement : 120-300€
Les plastiques : le point noir
Les carénages et plastiques sont difficiles à trouver neufs pour les anciens modèles. Solutions :
- Occasion : eBay, Leboncoin, forums spécialisés (50-150€ la pièce)
- Reproduction : certains sites proposent des coques repro (qualité variable)
- Kit complet neuf DTR : 400-600€ (rare)
Les forums et communautés : une mine d’or
N’oublie pas les forums spécialisés ! Des communautés comme 125attitude.com, yam2stroke.fr ou les groupes Facebook dédiés aux Yamaha DT sont des ressources inestimables :
- Conseils d’experts
- Pièces d’occasion entre membres
- Tutos de réparation
- Contacts de bons mécanos
- Bons plans achats
Budget entretien annuel réaliste
Pour une utilisation normale (5000-8000 km/an), prévois :
- Entretien courant : 200-300€/an (vidanges, plaquettes, chaîne, etc.)
- Pneus (tous les 2 ans) : 100-180€
- Révision complète (tous les 10 000 km) : 300-500€
- Imprévus/réparations : 200-400€
- TOTAL : 500-800€/an en moyenne
Une DT bien entretenue coûte moins cher qu’une négligée ! L’entretien préventif évite les grosses pannes.
Si tu cherches une moto 125 d’occasion fiable et économique à entretenir, nous avons rédigé un guide complet qui compare les meilleures options du marché. Tu peux le consulter ici : Le top des motos 125cc d’occasion à saisir. Tu y trouveras d’autres alternatives à la DT selon ton budget et ton usage !
Entretien et Restauration de la Yamaha 125 DT
Maintenant que tu as ta Yamaha 125 DT, parlons de son entretien. Un 2-temps demande un minimum de rigueur, mais rien de sorcier !
L’Entretien du 2-Temps : Les Bons Réflexes
Le système Autolube : simple mais vigilant
Contrairement aux vieux 2-temps à mélange, la DT dispose du système Autolube. Ton seul job : vérifier le niveau d’huile 2-temps dans le réservoir séparé (derrière le cache latéral gauche).
- Vérifie tous les 500 km minimum
- Le voyant s’allume quand il reste environ 15-20% : ne traîne pas !
- Utilise une huile 2-temps de qualité (Motul 710, Castrol Power 1, Yamaha 2R)
- Ne mélange JAMAIS différentes marques d’huile
- Consommation : environ 1 litre pour 400-600 km
Petit conseil : Garde toujours un bidon d’1L dans le top-case ou sous la selle. Tomber en panne d’huile 2-temps = moteur mort !
Le carburateur : le cœur du système
Le carburateur Mikuni de ta DT est simple mais demande de l’attention.
Entretien régulier :
- Nettoie le filtre à air tous les 1000-1500 km (ou plus souvent si tu roules dans la poussière)
- Démonte et nettoie le carbu tous les 5000 km ou si tu sens des trous à l’accélération
- Vérifie le niveau de cuve (repère visible sur le côté)
- Remplace les joints si fuite d’essence
Symptômes d’un carbu sale :
- Trous à l’accélération
- Démarrage difficile
- Ralenti instable
- Consommation excessive
- Fumée noire
Réglage de base (à adapter selon ton altitude et température) :
- Richesse : gicleur principal 210-240 (selon version)
- Ralenti : vis de richesse entre 1,5 et 2,5 tours
- Si tu ne sais pas faire : 50€ chez un pro
La bougie : le témoin de santé
La bougie d’allumage se change tous les 3000-5000 km. Elle coûte 5-8€, ne lésine pas !
Lecture de la bougie :
- Café au lait clair = parfait !
- Noire et grasse = mélange trop riche ou huile excessive
- Blanche = mélange trop pauvre (DANGER moteur)
- Humide d’essence = problème d’allumage ou noyage
Astuce : Garde toujours une bougie de secours dans ton coffre à outils. Ça dépanne !
La vidange de boîte : souvent oubliée
Beaucoup de gens oublient que la boîte et l’embrayage ont leur propre huile sur un 2-temps. C’est séparé du moteur !
- Vidange tous les 3000-5000 km ou 1 fois/an minimum
- Huile : 10W40 ou 10W30 semi-synthèse moto
- Quantité : environ 0,8-1L selon modèle
- Prix : 15-25€ pour l’huile
Pourquoi c’est important ? Une huile de boîte usée = embrayage qui patine et boîte qui craque. Une vidange coûte 20€, un embrayage neuf 150€…
La chaîne : l’entretien le plus fréquent
- Graissage tous les 300-500 km (ou après chaque sortie sous la pluie)
- Tension tous les 1000 km : 2-3 cm de jeu vertical au milieu du brin inférieur
- Nettoyage régulier avec un nettoyant chaîne
- Remplacement tous les 15 000-20 000 km (avec couronne et pignon)
Une chaîne mal entretenue use prématurément la couronne et le pignon. Le kit complet coûte 120€, alors qu’une bombe de graisse coûte 8€…
Le liquide de refroidissement (LC et DTR uniquement)
- Vérifie le niveau tous les mois (vase d’expansion)
- Purge et remplacement tous les 2 ans
- Utilise du liquide de refroidissement moto (pas d’eau pure !)
- Surveille la température : un 2-temps qui chauffe = joint de culasse ou pire
Les Pannes Courantes et Leurs Solutions
Même bien entretenue, une DT peut avoir quelques soucis. Voici les plus fréquents :
Problème n°1 : Difficultés de démarrage
Causes possibles :
- Bougie encrassée → nettoie ou change (5€)
- Carburateur noyé → attends 10 min et démarre sans starter
- Compression faible → test de compression nécessaire
- Allumage défaillant → vérifie la bobine et le CDI
Problème n°2 : Perte de puissance
Causes possibles :
- Filtre à air encrassé → nettoie ou remplace (15€)
- YPVS grippé → démonte et nettoie au dégraissant
- Pot d’échappement bouché → décarlaminage ou remplacement
- Segments usés → réfection moteur (400-800€)
Problème n°3 : Embrayage qui patine
Signes : le moteur monte dans les tours mais la moto n’accélère pas
Solutions :
- Ajuste le câble d’embrayage
- Vérifie l’huile de boîte (trop pleine ou mauvaise qualité)
- Remplace les disques d’embrayage (80-150€)
Problème n°4 : Suspension molle/fuyante
- Joints spy de fourche HS → remplacement (50€ pièces + 80€ MO)
- Huile de fourche vieille → vidange (30€)
- Mono-amortisseur fatigué → révision ou remplacement (150-350€)
Restaurer une DT 125 Vintage : Par Où Commencer ?
Tu as déniché une vieille DT 125 des années 70-80 dans un garage et tu rêves de lui redonner vie ? Voici le plan d’action !
Étape 1 : L’état des lieux complet
Avant de dépenser le moindre euro, fais un diagnostic complet :
Moteur :
- Est-ce qu’il tourne ? Si oui, c’est déjà gagné !
- Test de compression
- État du vilebrequin (jeu acceptable ?)
- Système Autolube fonctionnel ?
Cadre et cycle :
- Pas de fissures sur le cadre
- Roulements de colonne de direction OK
- Bras oscillant pas tordu
- Suspensions récupérables ou mortes ?
Électricité :
- Faisceau électrique intact ou à refaire ?
- CDI et bobine fonctionnels ?
- Phares et feux OK ?
Fais deux listes : « indispensable » et « cosmétique ». Concentre-toi d’abord sur le roulant et la sécurité.
Étape 2 : Budget réaliste
Une restauration complète coûte cher ! Voici les postes de dépenses :
Mécanique de base (pour rouler) :
- Révision moteur : 400-800€
- Kit chaîne : 100€
- Pneus : 150€
- Freins complets : 100-150€
- Liquides et consommables : 50€
- Total mécanique : 800-1200€
Esthétique (pour la beauté) :
- Peinture cadre : 200-400€
- Plastiques (si trouvables) : 300-600€
- Chromes (si refaire) : 150-300€
- Selle refaite : 100-200€
- Total esthétique : 750-1500€
Total restauration complète : 1500-2700€ (hors achat de la moto)
Notre conseil : Si la moto t’a coûté 800€ et que tu investis 2000€, tu as une DT à 2800€. Vérifie que ça en vaut la peine par rapport au prix du marché !
Étape 3 : Les priorités dans l’ordre
1. Sécurité d’abord :
- Freins opérationnels
- Feux de signalisation
- Pneumatiques en bon état
- Direction sans jeu
2. Le moteur ensuite :
- Compression correcte
- Pas de fuites importantes
- Carburation réglée
- Échappement libre
3. Confort après :
- Suspensions fonctionnelles
- Selle en bon état
- Guidon droit
4. Esthétique en dernier :
- Peinture
- Plastiques
- Chromes
Beaucoup de restaurateurs font l’erreur inverse : ils poncent et peignent avant que la moto roule. Résultat : une belle moto qui ne démarre pas !
Étape 4 : Les pièges à éviter
❌ Acheter trop cher au départ : Une épave à 1500€ n’est PAS une bonne affaire si la restauration coûte 3000€
❌ Sous-estimer le temps : Une restauration complète = 100-200h de travail minimum
❌ Vouloir le 100% origine : Certaines pièces sont introuvables. Accepte l’adaptable de qualité.
❌ Négliger les papiers : Assure-toi que la carte grise est OK avant de restaurer !
❌ Se lancer sans compétences : Si tu ne sais pas souder ou régler un carbu, trouve de l’aide ou délègue.
Étape 5 : Les ressources utiles
Forums spécialisés :
- DTYamaha.fr : LA référence francophone
- 125attitude.com : section DT très active
- Yam2stroke.fr : spécialistes 2-temps Yamaha
Groupes Facebook :
- « Yamaha DT France »
- « Restauration motos anciennes »
- « Passionnés de trails vintages »
Revues techniques :
- RTA (Revue Technique Automobile) pour DTR
- Manuels d’atelier en PDF (cherche sur les forums)
Pièces détachées spécialisées :
- Vintage Yamaha Parts (UK)
- Parts Yamaha Europe
- Casses spécialisées 2-roues
Le mot de la fin sur la restauration : C’est un projet passion avant tout. Tu ne gagneras probablement pas d’argent, mais tu auras la satisfaction d’avoir sauvé une légende. Et puis, rouler sur une machine que tu as restaurée toi-même, c’est juste magique ! 🔧
Conclusion
Voilà, tu sais maintenant tout (ou presque !) sur la Yamaha 125 DT, cette légende qui a traversé 34 années de production et marqué des générations de motards.
De la première DT 125A de 1974 avec son moteur refroidi par air et ses freins à tambour, jusqu’à la sophistiquée DTR 125 RE de 2007 avec son YPVS et ses doubles disques, Yamaha a su faire évoluer sa recette tout en gardant l’esprit d’origine : une moto simple, fiable, polyvalente et fun !
Alors, quelle DT 125 est faite pour toi ?
- Tu débutes et cherches du fiable → DTR 125 des années 95-2005 (1500-2500€)
- Tu veux le meilleur compromis → DT 125 RE 2000-2007 (2500-3500€)
- Tu es nostalgique/collectionneur → DT 125 MX ou LC vintage (1800-4500€)
- Tu veux te la jouer urbain → DT 125 X supermotard (2000-3500€)
Quel que soit ton choix, tu ne seras pas déçu. La Yamaha 125 DT reste aujourd’hui une valeur sûre du marché de l’occasion, avec une communauté active, des pièces disponibles et une cote qui se maintient bien. C’est une moto qui ne te lâchera pas si tu l’entretiens correctement.
Alors, prêt à rejoindre la grande famille des propriétaires de DT ? N’hésite pas à partager ton expérience ou tes questions en commentaires. Et surtout, profite bien de ta future monture ! 🏍️💨
Bon ride et à bientôt sur les chemins !
FAQ : Vos Questions sur la Yamaha 125 DT
Quelle est la différence entre DT 125 et DTR 125 ?
La DT 125 désigne les premières générations (1974-1987) avec refroidissement par air ou liquide (DT LC). La DTR 125 (« R » pour Racing) est la version modernisée apparue en 1988, avec refroidissement liquide, YPVS, et partie cycle plus évoluée. La DTR a été produite jusqu’en 2007 sous différentes versions (R, RE, X).
Combien coûte une Yamaha DT 125 d’occasion en 2025 ?
Les prix varient selon l’année et l’état :
Modèles vintages (1974-1987) : 1200-4500€
DTR (1988-1999) : 1200-3500€
DT RE/X (2000-2007) : 1800-4500€
Un modèle en bon état des années 2000 coûte en moyenne 2500-3200€.
Est-ce qu’on trouve encore des pièces pour les anciennes DT ?
Oui ! Pour les DTR (1988-2007), environ 80% des pièces sont encore disponibles en catalogue Yamaha officiel. Pour les modèles plus anciens, il faut compter sur l’occasion, les forums spécialisés et les pièces adaptables. Seules certaines pièces spécifiques (plastiques, ampoules 6V pour les très anciennes) sont difficiles à trouver.
Quelle est la meilleure version de DT 125 ?
Pour un usage régulier en 2025, la DT 125 RE (2000-2007) offre le meilleur compromis : technologie mature, pièces disponibles, performances correctes (15 ch), confort et fiabilité. Pour collectionner, la DT 125 LC (1982-1987) « bombe à eau » est très recherchée. Pour débuter, une DTR 125 des années 95-2005 est un excellent choix qualité/prix.
Quelle est la vitesse max d’une Yamaha DT 125 ?
Ça dépend de la version :
DT 125 (1974-1976) : environ 90 km/h
DT 125 MX (1977-1981) : 95-100 km/h
DT 125 LC (1982-1987) : 130-140 km/h (version débridée)
DTR 125 (1988-2007) : 110-120 km/h (version A1 bridée)
Les versions bridées à 13-15 ch plafonnent autour de 110-115 km/h, largement suffisant pour un usage mixte.
Peut-on rouler avec une DT 125 avec le permis B ?
Non, depuis 2011 le permis B ne permet plus de conduire une 125 cm³. Il faut :
Le permis A1 (dès 16 ans) pour les versions bridées à 15 ch maximum
Le permis A2 (dès 18 ans) ou permis A pour les versions plus puissantes
Ou la formation 125 (7h) si permis B obtenu avant 2011
Renseigne-toi auprès de ton auto-école pour les modalités exactes.
Combien consomme une Yamaha DT 125 ?
La consommation moyenne d’une DT 125 est de 3 à 4,5 litres aux 100 km selon l’utilisation :
Usage pépère/ville : 3-3,5 L/100
Usage mixte : 3,5-4 L/100
Usage sportif/tout-terrain : 4,5-5,5 L/100
Avec un réservoir de 9 à 11 litres, tu peux parcourir entre 200 et 300 km entre deux pleins.
La DT 125 est-elle fiable ?
Oui, très fiable si bien entretenue ! C’est d’ailleurs sa réputation. Le moteur 2-temps Yamaha est robuste et peut facilement dépasser les 30 000-40 000 km avec un entretien régulier. Les points faibles sont surtout liés à l’âge : joints qui sèchent, plastiques qui cassent, électricité qui fatigue. Mais mécaniquement, c’est du solide ! L’entretien d’un 2-temps demande de la rigueur (huile, carbu, bougie) mais c’est simple et peu coûteux.
Bloque Disque Alarme 110 dB
Cardo FREECOM 2X
Housse Moto Imperméable